Auteur Sujet: [TUTO] Le partitionnement  (Lu 9749 fois)

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Hors ligne Sghost1405

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[TUTO] Le partitionnement
« le: 19 février 2016 à 15:43:01 »
Hello les gens

Aujourd'hui je pond un petit tutoriel sur le partitionnement de disque dur, car apparemment certains débarquent ici avec le problème suivant:

Citer
Hello j'ai un problème pour installer Linux en dual boot avec Windows comme OS principal, aidez-moi!!!!!!!!!

Eh bien, eh bien...

Comme ça ne touche pas kali en général, mais bien un problème de savoir en gestion de disque, il est des fois logique que la réponse tarde à se pointer.

C'est pourquoi on va aller dans le vif avec une version de Partition avec Windows et une avec Linux.

Attention Théorie avant plongeon

Intérêts

Partitionner un disque dur permet notamment d'installer un système d'exploitation supplémentaire, de cloisonner les données : le système et les logiciels ici et les données personnelles là, l'avantage étant qu'on ne formate plus que la partie Système - Logiciels. Il permet également de préparer la création d'images du système (nommée aussi image Ghost) puisque cette opération nécessite d'avoir une autre partition. Enfin, cela permet de réduire le temps de défragmentation (intégral) à la taille de la partition. Cependant, veuillez noter que si vous partitionnez, vous le ferez à vos risques et périls ! Si vous procédez mal, nul autre que vous ne pourra être tenu pour responsable !

Partition et système de fichiers

Un même disque dur peut contenir jusqu'à quatre partitions principales ou trois partitions principales et une partition étendue. Par contre, dans une partition étendue, vous pouvez définir autant de partitions que vous le désirez. Les partitions contenues dans la partition étendue s'appellent des partitions logiques. Pour installer un système d'exploitation, vous avez besoin d'une partition principale tandis que, pour sauvegarder des données, une partition logique suffit. Donc, s'il vous est impossible de choisir de créer une partition logique, soit vous avez atteint la limite (4 partitions principales), soit il n'y a pas assez d'espace libre dans la partition étendue ou à côté de celle-ci.

FAT, utilisé par MS-DOS, Windows 3.x et Windows 95 mais parfaitement reconnu par tous les système actuels (Windows XP comme Linux). Ce système ne prend pas en charge les disques durs dépassant 2 Go. La taille des clusters est volumineuse d'où une perte d'espace disque.
• FAT32 : Évolution du Fat, reconnu par tous les systèmes sauf par MS-DOS, Windows 3.x, Windows 95 Première Édition, Windows NT 3.5 et 4. Les disques peuvent aller jusqu'à 2 To (1 TéraOctets valant 1024 Go). Les clusters sont déjà plus petits.
• NTFS, utilisé par Windows NT, 2000 et XP. Linux reconnaît ce système à titre expérimental mais mieux vaut se limiter alors à la lecture sans y écrire pour éviter les pertes de données. Ce système n'est pas envisageable pour des disques inférieurs à 400 Mo car il requiert beaucoup de place pour la structure du système. La taille des clusters ne dépend pas de la taille du disque (ou de la partition) et vous pouvez la choisir librement. Enfin, ce système sait réparer automatiquement les secteurs défectueux. D'autre part, les droits d'administration sont pris en charge.
• Linux Ext2 (Ext2FS), utilisé par le système Linux et non reconnu par MS-DOS et tous les systèmes Windows. Les disques peuvent aller jusqu'à 2 Go et les noms de fichiers jusqu'à 255 caractères. Les droits d'administration sont pris en charge.
• Linux Ext3 (Ext3FS), utilisé par le système Linux et non reconnu par MS-DOS et tous les systèmes Windows. Les disques peuvent aller jusqu'à 4 To. C'est une amélioration du Ext2FS auquel a été ajouté la journalisation des fichiers afin de permettre de rattraper très vite toute corruption.
• Linux Ext4 (Ext4FS), utilisé par le système Linux et non reconnu par MS-DOS et tous les systèmes Windows. Les disques peuvent aller jusqu'à 16 To. C'est une amélioration du Ext3FS auquel a été ajouté l’amélioration de la fragmentation pour la diminuer.
• Reiser (ReiserFS), utilisé par Linux, ce système est journalisé pour rattraper les corruptions et n'est pas reconnu par MS-Dos et Windows.
• Linux Swap, utilisé par le système Linux et non reconnu par MS-DOS et tous les systèmes Windows. Ce système sert à gérer le fichier d'échange de Linux (le Swap).
• Non formatée : C'est une partition vierge, sans aucun système de fichiers.


Fin de Théorie

Partition avec Windows

Windows permet de gérer directement les partitions, tant que ce sont des partitions de type Microsoft avec des systèmes de fichiers Fat32 et NTFS.

Partition avec Windows 7 et 8

Sous Windows 7 et Windows 8, il existe un utilitaire gratuit, intégré au système permettant de partitionner facilement son disque dur. Pour y accéder, cliquer sur le menu Démarrer, puis cliquez avec le bouton droit sur Ordinateur et sélectionner l'option Gérer. Dans la fenêtre qui s'ouvre, dans le menu à gauche, cliquez sur Gestion des disques.



Cliquer avec le bouton droit sur le disque à partitionner et choisir "Réduire le volume".



Enfin, définissez une taille pour la nouvelle partition et valider. Dès la fin de la procédure de partitionnement, la nouvelle partition sera directement utilisable.



Partitionner sous Windows 10

Sous Windows 10, la manipulation reste identique que sous Windows 7 et 8 / 8.1. Seul le chemein d'accès diffère légèrement puisqu'il faut ouvrir le gestionnaire de fichier, puis cliquer avec le bouton droit sur "Ce PC" et sélectionner l'option Gérer. Dans la fenêtre qui s'ouvre, dans le menu à gauche, cliquez sur Gestion des disques.



Cliquer avec le bouton droit sur le disque à partitionner et choisir "Réduire le volume".



Enfin, définissez une taille pour la nouvelle partition et valider. Dès la fin de la procédure de partitionnement, la nouvelle partition sera directement utilisable.



Après il existe bien des logiciels pour faire ça encore plus facilement, mais je vous conseilles de faire un scanDisk et un Défrag avant d'utiliser ce genre de logiciels, pour éviter des erreurs


Partitionner sous linux

Nommage des disques

Tout d'abord, voyons comment Linux identifie et organise les disques durs:

Pour les disques SCSI ou SATA, la numérotation se fait avec un préfixe sd, suivi par une lettre, « a » pour premier disque SCSI (selon l'ID), « b » pour le deuxième disque, etc.

Prenons par exemple 3 disques SCSI d'id 0,1 et 3 on va avoir :
sda  Disque d'ID 0
sdb  Disque d'ID 1
sdd  Disque d'ID 3

Attention : les lecteurs de CD-ROM SCSI, les ZIP, JAZ, etc. SCSI ainsi que les périphériques de stockage USB (appareils photo, clefs USB...) apparaissent comme un disque dur SCSI ; ils se nomment aussi sdx suivant leur ID. Astuce : pour connaître la liste de vos périphériques de ce type, tapez :
cdrecord -scanbus

De même, pour les disques IDE, la numérotation se fait avec un préfixe hd, suivi par une lettre, « a » pour le premier IDE maître, « b » pour le premier esclave, etc.
 En résumé on a :
hda Disque maître sur le 1er contrôleur IDE
hdb  Disque esclave sur le 1er contrôleur IDE
hdc  Disque maître sur le 2eme contrôleur IDE
hdd Disque esclave sur le 2eme contrôleur IDE

Si vous avez d'autres contrôleurs IDE (hé oui, cela arrive !) la numérotation se poursuit (hde, hdf, etc.).

Attention : les lecteurs de CD-ROM IDE apparaissent comme un disque dur. Si votre CD est maître sur la deuxième nappe par exemple, il sera nommé hdc.

Nommage des partitions

Les partitions sont quant à elles représentées par le nom du disque dur, suivi d'un chiffre représentant la partition. Par exemple, la première partition du premier disque IDE se nomme hda1, de même, la troisième partition du disque SCSI d'ID 1 se nommera sdb3

D'autre part, la plupart des ordinateurs utilisent le modèle MBR : une petite zone de disque dur (appelée MBR) est réservée en début de disque. Cette zone ne peut stocker des informations pour 4 partitions, que l'on appelle partitions primaires. Il est cependant possible de créer plus de 4 partitions, en utilisant une partition primaire comme partition étendue, qui va jouer le rôle de conteneur de partitions. Une partition étendue peut contenir jusque 32 nouvelles partitions, appelées lecteurs logiques.

Finalement, les numéros 1 à 4 sont réservés aux partitions primaires et étendues, et les numéros à partir de 5 sont réservés aux lecteurs logiques.

Points de montage

Les partitions que l'on va créer sur les disques durs seront attachées à des répertoires de l'arborescence, appelés "points de montage". C'est ce qu'on appelle "monter une partition". Le point de montage est un simple répertoire, vide avant le montage, et qui après le montage, représente le contenu de la partition montée.

Par exemple, supposons que nous ayons créé une partition /dev/sda2 (premier disque SCSI, 2ème partition) pour contenir le système. On montera cette partition (automatiquement, heureusement !) dans le répertoire racine /. Si la partition /dev/sda3 est destinée à contenir les données utilisateur, on la montera dans le point de montage (=répertoire) /home. On verra le contenu de cette partition dans le répertoire /home comme si c'était n'importe quel autre répertoire, alors que physiquement les données sont sur une autre partition. De même, pour accéder à la disquette, on montera le périphérique /dev/fd0 dans le point de montage /mnt/floppy et pour accéder au DVD-ROM, on montera le périphérique /dev/hdc dans le point de montage /mnt/cdrom ou /cdrom.

Par tradition, /mnt contient les points de montage pour les systèmes de fichiers non système et /media contient les points de montages pour les médias amovibles.


Préparation

Avant de commencer l'installation, vous allez donc devoir libérer de la place pour les nouvelles partitions Linux. Si vous comptez installer GNU/Linux sur un disque vierge, pas de problème. Par contre, si vous voulez faire cohabiter Windows et GNU/Linux sur le même disque, et que Windows est déjà installé sur la totalité du disque, il va falloir arranger ça :) (à moins que vous ne vouliez réinstaller Windows à partir de zéro).

On va devoir passer de ça :



à ça :



Alors soit vous supprimez tout et vous réinstallerez Windows plus tard, c'est le plus simple évidemment, soit vous redimensionnez votre partition Windows. Pour ce faire, il vous faut utiliser un logiciel approprié. Si vous êtes sous Windows, vous pouvez utiliser :
• Gestion des disques : Sous Windows 7, cliquez sur le bouton « Démarrer », puis cliquez avec le bouton droit de votre souris sur « Ordinateur » et ensuite cliquez sur « Gérer » puis cliquez enfin sur « Gestion des disques ».
• Partition Magic, un logiciel populaire développé chez PowerQuest/Symantec.
• Partition Manager, un autre développé par Paragon Software Group.
• FIPS (Fully Interactive Partition Splitter), un programme pour DOS assez spartiate.

Si vous êtes sous GNU/Linux, ou que vous démarrez votre ordinateur sur un CD live, vous pouvez aussi redimensionner votre disque grâce aux outils présentés ci-dessous : GParted, DiskDrake, fdisk, etc.

Si vous voulez redimensionner une partition Mac OS X, le logiciel d'Apple pour le partitionnement s'appelle Disk Utility.

Dans tous les cas, pensez à sauvegarder vos données persos !

De combien de partitions allez vous avoir besoin ?

Tout d'abord, une partition pour le swap. Le swap c'est la mémoire virtuelle de Linux. La taille ? Ca va dépendre de votre mémoire physique. En règle générale, on avait pour habitude de doubler la taille de la mémoire physique mais cela n’est plus indispensable avec les ordinateurs d’aujourd’hui. Pour les machines disposant de 512 Mo ou plus de RAM, il convient de choisir une partition swap de taille identique. Je vous conseille donc un swap de 512 Mo (pour 512Mo dans mon ordi.) : créez sous Linux avec fdisk une partition de type 82 de 512 Mo.
 

La chose la plus simple est une seule partition en plus du swap, qui contiendra toutes les données système & utilisateur (le répertoire /) ; prenez le plus de place possible (4 Go minimum).
En fait, il est intéressant de créer au moins deux partitions : une qui contiendra le système (le répertoire /) et une autre pour vos données personnelles et vos préférences (le répertoire /home). Comme ça, vous pouvez réinstaller GNU/Linux et même formater la partition système sans perdre vos données et vos préférences. Pour la même raison, on peut pousser le raffinement jusqu'à avoir une troisième partition afin de contenir les logiciels que vous installerez par la suite. Enfin, dans le cas d'une installation de GNU/Linux en parallèle de Windows, il peut être de bon ton de créer une partition d'échange entre Windows et Linux ; ce n'est pas obligatoire car on peut aussi accéder à la partition système de Windows sous GNU/Linux.

À ces partitions, on attribuera des points de montage.
 - C'est quoi un point de montage ?
 - Ah, mais vous n'avez pas lu le paragraphe précédent ? :-)

Si vous installez sur une machine perso :

Sur une machine mono-utilisateur, voire mono-disque, on peut faire une partition pour le / (de taille minimum 3 Go, on recommandera cependant 5 Go), une pour /home et une pour le swap (512 Mo par exemple), voire une pour /mnt/echange pour avoir des données accessibles par Windows et GNU/Linux.

Vous pouvez aussi éventuellement faire une partition pour /opt qui contiendra les logiciels que vous avez installés vous-même et qui ne proviennent pas de la distribution. Cela permet de mettre à jour voire de réinstaller la distribution sans trop devoir travailler derrière pour que ça fonctionne comme avant. Voire créer une partition pour /usr qui contiendra les binaires et les bibliothèques des logiciels.

exemple de partitionnement classique :



Si vous installez un serveur :

L'une des méthodes les plus utilisées, c'est de mettre le / sur un petit disque ou une partition, puis /usr sur un autre disque en point de montage. Si notre système va être un serveur avec beaucoup d'utilisateurs, qui vont avoir beaucoup de données personnelles à stocker, on peut créer aussi un /home en point de montage sur un autre disque. On va aussi généralement réserver un disque ou une partition pour le répertoire temporaire que l'on montera dans /tmp et encore une autre pour le /var.

exemple de partitionnement classique :



En fait, on ne va laisser dans le disque contenant la racine que les informations qui bougent peu et dont le volume augmente peu.
 Ainsi on ne charge pas le disque de point de montage / des répertoires /usr, /home, etc., ce qui permet de facilement maintenir le système (si /home est plein, on prend un disque + gros que l'on monte en /home et on recopie tout dessus, ça permet de ne pas casser le reste...), etc. Cela a plein d'avantages, il est conseillé de faire comme ça si vous avez plusieurs disques. De plus si un disque crashe, si ce n'est pas le disque contenant la racine /, ça permet de redémarrer quand même la machine, de travailler un minimum pour réinstaller un disque sans à avoir à réinstaller un système de base.

Remarque : si vous installez un serveur qui sera très sollicité, soyez généreux pour la taille du swap (2 fois la taille de la RAM est un bon début).

Passons à la pratique !

/!\ Attention : en ext4, démontez une partition avant de la modifier ou de la redimensionner ! De même, pour redimensionner une partition étendue ou un lecteur logique d'une partition étendue, tous les lecteurs logiques de la partition étendue doivent être démontés.

/!\ Attention : n'oubliez pas de sauvegarder vos données personnelles avant toute opération de partitionnement. Par exemple, vous pourriez faire une fausse manipulation, ou bien il pourrait y avoir une coupure de courant pendant le partitionnement. Sghost1405 vous aura prévenu !

Partitionnement avec fdisk

Pour partitionner votre disque en mode texte, vous allez appeler la commande fdisk suivie du nom du disque sur lequel vous voulez installer Linux, par exemple:
sudo fdisk /dev/sda

Les principales commandes de fdisk sont :
• n Crée une partition, de type linux native (ext2fs) par défaut.
• t Change le type d'une partition (83 linux native, 82 linux swap).

Dans fdisk, tapez m, afin d'accéder à la liste de toutes les commandes possibles.

Rappel : rappelez-vous que le nombre de partitions dites primaires est limité à 4. Ainsi, si vous souhaitez définir plus de 4 partitions sur un même disque, l'une de ces 4 partitions primaires doit être définie comme étendue.

Une fois les partitions définies, tapez w pour créer la table des partitions sur le disque.

Il vous reste à créer le système de fichiers pour les partitions créés grâce à une commande de type mke2fs (ext2), mkreiserfs (ReiserFS), mkfs.ext4 (ext4).

Par exemple, tapez en root:
mkfs.ext4 /dev/sda3
pour créer un système de fichier Ext4 sur votre partition sda3. Il ne vous reste plus qu'à créer un point de montage, tel mkdir /mnt/donnees, puis la monter dans un répertoire, par exemple: mount /dev/sda3 /mnt/donnees

Pour le swap, faites:
mkswap /dev/sda2
puis activez le via:
swapon /dev/sda2
Partitionnement graphique avec GParted

GParted est l'outil graphique de partitionnement de GNOME. Il figure sur le live CD GParted basé sur Debian, ainsi que sur les live CD de Knoppix, Fedora ou Ubuntu.

Sous Ubuntu, GParted est accesible dans le menu Système > Administration.



GParted liste toutes mes partitions de vos périphériques. Les opérations sont accessibles en cliquant sur la partition voulue et en faisant un clic droit, ou en allant dans le menu "Partition". Un trousseau de clef ou un cadenas vous indique qu'il faut d'abord démonter la partition pour pouvoir « jouer » avec.

Pour démonter une partition, faites clic droit puis « Unmount ». Pour supprimer une partition démontée, il suffit de faire un clic-droit puis « Delete ». Pour redimensionner ou déplacer une partition, démontez-la puis faites un clic droit et « Move » ou « Resize ». Pour formater, faites un clic droit puis « Format to » et choisissez votre type de partition (ext4, swap).

Finalement, il faut que GParted prenne en compte les modifications : allez dans le menu Edit > Apply all operations.

Ok j'en ai marre d'écrire à plus..

Votre serviteur